dimanche 27 juillet 2008

EPILOGUE

E P I L O G U E

Du plus loin que je me souvienne, je n'avais passé de vacances aussi merveilleuses.

Evidemment, d'abord parce que j'avais rencontré le véritable amour. Après une brève aventure avec Sylvie, ma relation avec Yasmina m'avait paru complète.
Je me sentais bien avec elle, dès que je voyais son sourire rayonnant. Peut-être que, lorsque j'avais connu Yasmina, ce n'était pas un hasard.

Bien que jeunes tous les deux, notre rencontre n'avait pas été fortuite. Une expérience amoureuse réelle, c'est peut-être deux âmes en communion sans le savoir, qui se préparent avant même que les corps ne se voient ? En général, ces hasards du destin, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, ont lieu lorsqu'un point de non-retour est atteint dans l'aventure amoureuse précédente.Fondamentalement, l'être est en désir de trouver "l'autre", le vrai! Alors, se produit le miracle ! Nous avons besoin de mourir sans retour sur la précédente expérience amoureuse, pour renaître émotionnellement : c'est une sorte d'initiation . Est-ce que les rendez-vous d'amour nous attendent quelquefois au détour de la rue ?Nous ne savons pas toujours les saisir . Mais ces contacts arrivent souvent lorsque nous sommes enthousiasmés par la vie : " l'autre " se manifeste alors et notre existence change radicalement de cours. Si tout le monde sait aimer, l'amour varie selon le type d'être que nous sommes.

Personnellement, j'avais eu beaucoup d'expériences.
La plus récente, m'avait fait brûler dans le feu de la passion sexuelle uniquement.Mais la rencontre avec Yasmina, était CELLE de ma vie et j'aurais pu parier que cet amour durerait toujours.Nos deux corps avaient, en plus, appris le langage de l'âme.C'était cela le bonheur partagé, car nous nous aimions en brûlant dans un feu passionnel, fait de joies, quelquefois de douleurs, mais toujours nos corps et nos âmes étaient en " symbiose " .Sur tous les plans, je me sentais en réelle complicité avec ma compagne.Mais, sur le plan intellectuel et historique, jamais je n'aurais cru que ce que j'avais découvert pourrait influencer mon comportement dans l'avenir.Je me sentais " imbu d'une mission ". Je ne savais encore comment je l'accomplirai mais certainement, étant donné mon caractère pugnace, je réussirai à faire comprendre aux autres l'importance de ma découverte.J'avais lu, quelque part, que l'un des premiers moines qui s'était retiré dans le désert, s'appelait comme moi, Antoine. On disait de lui: " Antoine, l'homme qui avait une soif d'Absolu ! " .
Il y avait encore plus important à mes yeux : je ne voulais pas en rester là avec Yasmina. Je lui proposais donc de réfléchir sur notre future relation.Pour la première fois de ma vie, je voulais m'engager avec une femme.J' allais peut-être lui proposer le mariage ?Bien sûr, j'étais jeune, à l'orée d'une carrière qui m'accaparerait. Mais je me sentais capable d'assumer les charges d'un couple et, peut-être, d'avoir, un peu plus tard, un enfant avec elle ? Elle me demanda de réfléchir quelques jours à ma proposition et me fit part, ensuite, de sa décision, d'ailleurs très sage.D'abord, elle pensait que je devais en parler avec mes parents. Ensuite, il faudrait attendre de connaître les horaires de mon nouveau service et ne pas négliger ma carrière. Peut-être, qu'à l'avenir, j'envisagerai une "spécialité" ! Cela nécessiterait donc un temps d'études supplémentaire à la Faculté de Médecine. De plus, en ce qui la concernait, elle ne pouvait abandonner, du moins immédiatement, sa petite exploitation, se sentant, encore et surtout liée avec Anne. Enfin,que faire de Jean ? Son seul lien familial sur la terre étant sa sœur ! Elle ne pouvait aussi le laisser seul avec son troupeau . Il ne s'était jamais occupé de ses intérêts et laissait à sa sœur le soin de tout gérer.Aussi, il était plus sage, pour l'instant, de trouver une solution qui devait s'adapter à nos deux vies différentes. Quelque soit notre amour réciproque, pur et sincère, on devait se contenter de se voir, dans les prochains mois,au Mas. Il est vrai que les femmes sont plus pragmatiques que nous et il y avait du bon sens dans ses arguments !Comme elle se sentait perdue à Marseille et que j'habitais avec mes parents, je lui proposais donc, en fonction de mes horaires à l'hôpital, de m'échapper deux ou trois jours par semaine. J'en serais quitte à assumer les remplacements de mes futurs collègues mariés et même la garde des jours fériés.Que m'importait d'être occupé un samedi et un dimanche, du moment que ma récupération serait plus longue pour monter à St-Auban ?Ainsi, nous avions trouvé un accord convenable pour tous les deux.Aussitôt arrivé à Marseille, je recommençais, après ces vacances paysannes de l'été, ma vie de citadin.Mais, nouvelle vie, je remplaçais les cours de la Faculté de Médecine par la fréquentation de l'Hôpital de la Timone.Là, j'y trouvais une ambiance très agréable. D'abord mes nouveaux collègues étaient sympathiques. Les anciens nous mettaient au courant de toutes les "ficelles" du métier : tour de garde, visite des patients, contact avec les infirmières. Au fur et à mesure, on prodiguait des soins de plus en plus compliqués, en urgence, dans l'attente de la venue d'un médecin confirmé, le cas échéant.J'avais été affecté au service "Pédiatrie" : je me passionnais pour les enfants, d'autant plus que dans ce service, on ne traitait que les cas bénins. Tous les enfants, de vrais chérubins, méritaient toute notre attention. En plus, pour les aider à guérir de leurs petits maux, nous leur lisions, à temps perdu, des histoires : on remplaçait comme cela leurs grand-mères !Le Patron, un peu sévère avec nous, peut-être pour nous former!, était un bon psychologue vis à vis de ces enfants. Professeur très réputé à Marseille il avait pourtant un réel contact avec ses collaborateurs. En quelques années avec lui, j'appris beaucoup et il m'encouragea à faire cette spécialité, ce que je fis d'ailleurs plus tard.De plus en plus, j'admirai Yasmina, car elle avait tout prévu.Nous nous voyions d'ailleurs régulièrement. Comme je l'avais dit, j'avais organisé mon service à l'Hôpital. La plupart de mes collègues étaient mariés. Avec l'accord du Chef de Service, j'assumais les week-end et la plupart des nuits pour me libérer deux à trois jours de suite dans la semaine.Je m'échappais alors, partant de l'Hôpital le matin tôt, pour me rendre dans ma petite maison de St-Auban et aller ensuite au Mas surprendre ma bien-aimée. Je ne revenais souvent que pour prendre ma garde, au soir désigné.A la première occasion, j’avais présenté Yasmina à mes parents, qui avaient été conquis d’emblée.Ma mère, tout en me comprenant, se plaignait, pourtant, de ne plus me croiser dans son appartement, comme auparavant. Cependant, elle me savait heureux avec cette jeune femme, car, notre intense relation sautait aux yeux de tout le monde.Cela avait aussi fait évoluer ma spiritualité. Je n’avais pas à me plaindre de ma vie actuelle. D’abord ma profession, ensuite la fréquentation des enfants malades qui guérissaient, en partie, grâce à notre enthousiasme et gentillesse de carabin. Enfin, j’étais heureux de partager un amour pur avec Yasmina.

Ma relation avec le Créateur avait gagné en intensité : je me sentais bien dans ma peau. Je réalisais que nous étions des privilégiés : tous deux ensemble, on se serait cru au Paradis Terrestre !Tout en regardant la profondeur des cieux lors des belles soirées à la montagne, pour tenter d'apercevoir l'Un, je pensais au Tétragramme Sacré de Jean l'Evangéliste, qui nous permet, comme les cercles de Dante, dans la Divine Comédie, de visionner l'Acte d'Amour du Créateur.Et si la vie dans l'Au-delà était un complément de la vie sur terre ?Et si, ensuite, on s'envolait vers un havre de paix, vers la Sérénité Totale ?Et si l'on retrouvait les eaux calmes et tranquilles de toutes les mers, sans ja mais de tempêtes ni de cataclysme ?Et si la terre devenait sans effroyables tragédies, sans éruption de volcans, sans séisme ni aucun tremblement de terre ?Et si les hommes, tout d'un coup, par miracle, étaient gentils, heureux de leur sort, heureux de vivre en toute liberté, sans contrainte, sans mentir à autrui, sans avoir peur de l'autre, car ce dernier serait complètement à son image ?Alors, il n'y aurait plus de profiteurs, d'esclavagistes en tout genre, de dealers, de voleurs, de criminels : on éprouverait tous du respect et de la compassion pour son prochain, chacun aimant l'autre comme lui-même, s'entraidant en toutes circonstances.Il n'y aurait plus de haine, plus d'argent sale : tout ne serait que "troc", sans "veau d'or".Ce serait le règne de l'Amour le plus pur.
C'est sûrement cela le Paradis !J’avais donc décidé d’approfondir cette histoire. Il me fallait une certaine documentation spéciale relatant l’histoire des Templiers. Avec la permission de mon père, je fouillais dans sa bibliothèque. J’en profitais pour parfaire mon éducation historique et ésotérique.Je découvris même autre chose d’intéressant en ce qui concerne la Franc-maçonnerie que pratiquait mon père :Ainsi, j’appris que ses adeptes attachaient énormément d’importance aux quatre éléments de la nature : la Terre, l’Eau, le Feu et l’Air.Ces éléments intervenaient dans leur initiation. Il est évident que la Terre est importante, puisque c’est le sol où nous sommes implantés, où nous puisons les richesses qui nourrissent les hommes, aussi bien dans le sous-sol que sur la surface. Par ailleurs c’est de cette surface que nous pouvons descendre pour mieux remonter ensuite : c’est la verticalité qui nous propulse jusqu’à la cîme, jusqu’au cosmos, en un mot on passe des Ténèbres à la Lumière : c’est une image, un symbole pour dire que l’on passe de l’ignorance à la Connaissance, à la Vérité spirituelle.
Mais l’Air, qui est le vent, le Souffle de l’Eprit, est surtout l’Eveil de notre conscience. Il s’adresse autant au cœur qu’à l’âme. C’est l’emblème de la vie humaine : nous sommes tous d’abord au plus bas, agité par les passions désordonnées et, petit à petit, l’Air marque la force des courants et la puissance du chaos primordial. C’est l’immanence du Verbe, dans son souffle de vie manifesté, autrement dit c’est « l’Inspir et l’Expir » de l’Univers.L’Eau, par contre, symbolise la purification de l’Esprit, c’est l’effort de la constance dans le combat que l’on soutient pour triompher de l’erreur. C’est la doctrine de perfection qui permet de renaître d’une vie naturelle à une vie spirituelle. L’Eau purifie le front, siège de l’intelligence et le cœur, siège des sentiments.Le Feu purifie également, mais il permet de soumettre sa volonté, vaincre ses passions et surmonter ses préjugés. Des ténèbres, on passe alors à l’âge de la nouvelle humanité, celle des deux Jean, le Baptiste, le Précurseur et l’Evangéliste, le Bien-Aimé. Ils sont fêtés aux deux solstices par les Francs-maçons, celui d’été pour le premier c’est-à-dire au moment où la Lumière est à son apogée (24 juin), celui d’hiver pour le second, c’est-à-dire au moment où la Lumière recommence à monter (21 décembre). Ils symbolisent la Loi d’Amour de Jésus : « Aimez-vous les uns, les autres ». On accède alors à la Connaissance, celle de Soi d’abord et, selon la parole fameuse inscrite au fronton du Temple de Delphes : « Connais-toi toi- même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » ! Ce qui m’avait intrigué, c’est que, dans la Franc-maçonnerie, il y avait plusieurs Obédiences ou Ordres qui travaillaient à des rites différents. Un rite qui m’avait interpellé, était le Rite Hébraïque ou de Salomon, spécialisé dans l’Art Royal. En effet, ce rite s’inspirait des Compagnons du Devoir, ancêtres des Francs-maçons, c’est-à-dire Maçonnerie Opérative, pratiquée par des Corporations d’Artisans qui avaient bâti les Cathédrales en Europe, au Moyen-âge.Cet Ordre Initiatique avait la particularité de bâtir le Tapis de Loge, à chaque tenue, c’est-à-dire placer les Outils sur un damier, au centre de la Loge, salle où les maçons se réunissaient.Une autre particularité était le Chandelier à 7 branches, posé à côté de la Bible,ouverte dans l’Ancien Testament, au chapitre des Rois ( le roi Salomon ), sur l’autel, à l’Orient, là où se tient le Vénérable de la Loge, qui est le président de l’assemblée.Ce chandelier, où, au début de la cérémonie sont allumés les 7 cierges, représentait l’Inspir et l’Expir de l’Univers.En fait, il simulait les 7 orifices de la face de l’homme. Le plus grand, la bouche soit par là où le Souffle emplit d’Air le corps. Mais cet air, qui voyage dans le corps, revenait pour être rejeté, avec tout ce que les Ténèbres avaient accumulé de « pensées négatives ».
Alors c’était l’Expir, air vicié qui ressortait par les 6 petits orifices de la face : les 2 narines, les 2 oreilles et les 2 yeux.Il y avait toujours, comme me racontait mon père, une émotion, une « aura », qui se dégageait de l’assemblée des Frères et Sœurs. Le plus fort était au moment où ceux-ci formaient, de leurs mains nues, alors que par ailleurs ils étaient gantés de blanc, rattachés les uns les autres par leurs doigts, une Chaîne d’Union, d’où montait vers le Cosmos, vers la Lumière, vers le Grand Architecte de l’Univers, Principe Universel, une énergie positive.Comme ils le déclarent eux-mêmes : « Ici tout est symbole » !Mais toujours en recherche de la Lumière, de la Fraternité, de la Tolérance, de la perfection de soi, je n’avais vu, auprès des Frères et des Sœurs de mon père, que des gens « de bonne volonté », essayant de propager des idées d’intégrité et de paix et surtout de rassemblement entre les hommes.
Ils étaient vraiment des « Humanistes au grand cœur » !J’ avais encore compris qu’il était question de « Principes Capitaux », nécessaires en vue de promouvoir l’avènement d’une humanité meilleure et plus éclairée . Ces grands principes étaient : le respect des autres, la dignité de soi,la compréhension réciproque, la tolérance mutuelle, la liberté de conscience, l’amour fraternel, la justice et le dévouement exemplaire. Mais surtout, ce qui était important , c’est que la Franc-maçonnerie se refusait à toute affirmation dogmatique et s’interdisait de parler en Loge de politique et de religion.D'abord, les premiers soirs de mes gardes, j'emportais le parchemin. Je mis très longtemps à le comprendre et le rédiger en langage actuel.
Je m'aperçus ainsi, combien la langue française avait évolué en quelques siècles, depuis le Moyen-Age.Evidemment, c'est à ce moment-là que je pris conscience de la mission qui m'incombait.D'abord, un livre consacré à "l'histoire du Temple" où je pus recouper toute la véracité des faits exposés par Jacques De Molay.Les dates correspondaient bien.Je comprenais mieux l'importance de "Baphomet" pour les Templiers : c'était clair, Jésus n'étaient pas Essénien mais son cousin Jean le Baptiste avait fréquenté Qümran et l'avait influencé.
La tête embaumée, d'après la plupart des auteurs, était bien celle de Jean. Il n'y avait que quelques rares illuminés pour croire à une substitution avec Jésus !
Si l'on approfondit l'Evangile – et quand on est chrétien c'est quand-même la référence- Jésus, après sa mort et sa résurrection, est bien apparu aux apôtres en entier !
Tout semblait donc indiquer dans cette histoire qu'il s'agissait du crâne embaumé de Jean le Baptiste. Même les plus célèbres peintres de la Renaissance italienne ont représenté cette tête coupée sur un plateau. Eux aussi, inconsciemment, ont contribué au Mythe de Baphomet.
Je retrouvais aussi dans un vieux livre poussiéreux l'histoire des Templiers de Provence et leur fin tragique.En 1314, le Duc d'Anjou et ses troupes vinrent anéantir les Templiers de Provence dans une bataille sanglante, qui eut lieu sous le Mont Baghary, près du Château de Valcros, fief de la famille de Payns.Peu de templiers en réchappèrent. D'après la correspondance des dates, j'imaginais, comme il l'avait écrit, que le jeune moine Hugues de Payns de Baghary, réfugié au château, avait dû s'échapper à la Source de l'Hôpital, située au-dessus de St Auban.Peut-être que quelques templiers avaient pu s'échapper avec lui et là, ils consacrèrent leur temps à soigner les lépreux ?
C'est là,que Hugues de Payns avait dû enterrer son parchemin dans le cimetière : tout devenait clair pour moi.Je retrouvais également dans ce livre toute l'histoire des Baghary.
Ce livre, « l’Ile des Veilleurs » d’Alfred Weisen, racontait comment un polonais qui avait fait la deuxième guerre mondiale dans la Brigade Sanders, ( bataillon polonais basé en Angleterre), était venu dans la région en 1948, après avoir fouillé tout le sud de la France. En effet, sur la foi d’un vieux grimoire de son grand-père, juge de son état et franc-maçon, et étant persuadé de sa véracité, il voulait retrouver le trésor des Templiers !Ce grimoire disait : » Dans les souterrains de l’ancien château de Val de Croix, se trouve le trésor des Templiers.
Va et cherche le Saint et la Vérité. »Ce polonais, Georges Marcola, après l’avoir visité et trouvé le Saint, racheta le château de Valcros près de Trigance, au sud de Castellane.Effectivement, dans la chapelle, il avait découvert un grand tableau de Saint Célestin, brandissant de la main gauche un cœur flamboyant, prolongé par le mot Véritas.Il entreprit des fouilles, pendant plus de trente ans, jusqu’à sa mort et il ne trouva jamais de trésor !.Hugues de Payns de Baghary, le grand oncle, avait dû rentrer de Palestine, sain et sauf. Dès 1121,il fit construire sur ses terres, en étoile, autour du château, mais très espacées, neuf chapelles, comme les neuf chevaliers fondateur de l'Ordre.
Voici leurs noms et on peut encore les voir aujourd'hui : Saint Maur près de Castellane, St Jean à Chasteuil, St Etienne à Talloires, St Roch à Trigance, St Julien entre Trigance et Jabron, St Laurent à Jabron, Ste Anne près du Bourguet, St Pierre à l'ouest du Bourguet et St Thyrse entre Le Bourguet et Robion. Leurs initiales forment Templier en vieux français TEMPLARJJ.
Enfin, il existe une dixième chapelle à Robion qui n'est pas templière et qui fut construite à la fin du Temple en 1313, peut-être par son neveu ?Sous le château, l'auteur de ce livre retrouva trois souterrains qui reliaient les principales chapelles et le château.Je décidais donc, un jour, de partir en expédition sur les lieux, avec Yasmina et Jean. Nous partîmes un beau matin de St-Auban. En passant par Solheillas, le col de St Barnabé et Demandols, nous arrivâmes rapidement à Castellane. De là, la chapelle de St Maur n'est pas loin.
A partir de cet endroit, nous fîmes le tour de toutes les chapelles.
Mais celle qui nous impressionna le plus, fut celle de St Thyrse, près de Robion. Seule, dans un grand champ, éloignée de la route, aux abords d'une forêt, elle est majestueuse avec, à côté de la chapelle, une grande tour carrée. Peut-être que le sieur de Payns l'a voulue différente, étant donné qu'elle représente la lettre T comme Templier.Nous allâmes ensuite au château de Valcros. Au pont de Soleil, en dessous de Trigance, le vieux boulanger, Paul Amoros était très au courant de tous ces mystères. Il nous indiqua le chemin. C'est une petite route caillouteuse,de quelques kilomètres, située pas très loin du lieu-dit "Les Veilleurs".Tout ceci semble "signe" lorsque l'on s'intéresse à l’ésotérisme !En effet, il régnait dans l’air, une atmosphère particulière … ! Depuis l’épicière-libraire jusqu’à la jeune fille du petit café ! Chacun paraissait, telles des divinités bienfaisantes, m’encourager, me montrer le chemin. De même le boulanger-conteur au Moulin de Soleil comme Lumière ! qui s’appelait Amoros, soit Amour !En arrivant à Valcros, je sentis tout de suite le lieu envoûtant, chargé de mystère…Imaginez un vieux château, enfoui dans la campagne, avec, au-dessus, les ruines d’une forteresse dominée par un mont, le Mont Baghary, où, de son sommet, on voit, dans un rayon de quinze kilomètres, les chapelles templières.J’eus très vite l’intuition que ce site, ce décor, représentait, en fait, l’image allégorique de mon parcours initiatique !Comme Paulo Coelho, l’auteur de l’Alchimiste, qui avait raconté, dans un autre livre « Le Chemin de Compostelle », son parcours initiatique : je devais découvrir le mien.Et les souterrains nombreux, décrits dans le livre de référence !
N’était-ce pas la nécessité de redescendre, à tout moment, en Soi !, pour remonter ensuite vers la Lumière, en étant vigilant, en prêtant attention, comme le rappelle le lieu-dit très évocateur « Les Veilleurs du Verdon ». Plus loin, le Château de Soleil, qui m’ordonne donc d‘aller toujours plus vers la Lumière ! Et puis tout près du château de Valcros, cette forteresse en ruines qui ne demande qu’à être reconstruite, image de l’être nouveau que je dois devenir ! Plus loin encore, le Mont Baghary, droit, triomphant ; montagne que je dois gravir, un chemin malaisé, difficile, en apportant une attention qui devient de plus en plus vive, mais sachant, de mieux en mieux où je mets le pied, afin d’accéder, progressivement, montagnard obstiné que je suis,à la Claire Lumière !Enfin, ces chapelles templières, entourant le château, n’est-ce pas la figuration de la Kabbale (voir schéma)C’est, pour moi, l’Arbre de Vie, les dix séphiroth représentant le parfait symbolisme de mon chemin initiatique.Dans l’Arbre de Vie, il y a, en effet, les dix séphiroth, avec, en plus, Daath : la Connaissance, l’Un, le Principe, le Verbe, l’Amour, en un mot Dieu qui n’est pas considéré comme une séphira, mais rayonne sur les dix autres.D’abord, en bas, - voir le tableau ci-après – 1 : Malchouth qui figure le Royaume, la TERRE,, la stabilité, le discernement.-2 : Yesod : qui est la Fondation, l’indépendance.-3 : Hod : la gloire, la splendeur, la Beauté, l’honnêteté, la confiance, l’ AIR.-4 : Netsach : l’Eternité, la victoire, la Force, la fermeté, l’EAU..-5 : Tiphéreth : le Soleil, le FEU, l’harmonie, l’intégrité, la dévotion au Grand Œuvre.-6 : Guébourah : le Pouvoir, la rigueur.-7 : Hésed : la Miséricorde, l’humilité, l’obéissance.-8 : Binah : l’Intelligence, la compréhension.-9 : Hocmah : la Sagesse, l’harmonie, le Bien .-10 : la Couronne : l’Unité, le succès.Heureusement que j'avais un 4x4. On prit presque un sentier raviné qui montait vers le Mont Baghary. Après bien des kilomètres à pas plus de 15 à l'heure, nous aperçûmes le château. Bâtisse solide avec deux tours,isolée sur un tertre, au pied du mont Baghary à l'horizon : elle avait fière allure.Les gens de la ferme située en-dessous nous renseignèrent.Malheureusement le château n'était plus habité et commençait à tomber en ruines.
Nous pûmes facilement entrer : tout était vide et délabré.
Par contre la chapelle était intacte.Cest là que se produisit le miracle.En entrant, je vis le tableau : éclairé par un rayon de soleil, je distinguais un saint homme qui tenait dans sa main gauche un cœur flamboyant : je savais que c'était St Célestin.Sur le cœur était bien écrit le mot VERITAS.Ce tableau poussiéreux et dans un état déplorable, devait être dans cette chapelle depuis des siècles. Mais il était suffisamment lumineux en lui-même pour que l'on remarque le Saint en son centre.Existait-il déjà du temps du grand oncle? Peut-être l'avait-il rapporté lui-même de Palestine?Dans ce cas,deux siècles plus tard, le jeune Hugues de Payns l'avait-il remarqué. Peut-être l'avait-il influencé dans sa vocation puis qu'on remarquait de suite son regard doux et bon?Peut-être que le mot Véritas l'avait impressionné et contribué à sa détermination de rentrer dans les Ordres?Une autre possibilité était envisageable ? C'était le jeune Hugues de Payns qui l'avait rapporté au château et ce regard l'avait incité à écrire le récit que je venais de lire?Alors je compris vraiment qu'elle était ma mission ! Evidemment que je devais crier la Vérité. D'un seul coup tout me revenait en mémoire : il fallait absolument que je relate cette histoire qui, à priori, semblait une légende mais malheureusement était véridique et historique.
C'est à partir de ce moment que, revenu à Marseille, je noircissais des feuilles blanches au cours de mes veilles à l'Hôpital.

Je ne sais si quelqu'un acceptera, un jour de me publier.

Je ne sais si ceux qui liront ces lignes me croiront.

Pour ma part, ce qui est positif, depuis ce début d'été 2013 c'est la Saga des Templiers mais surtout une aventure amoureuse qui s'est terminée en véritable conte de Fées.

F I N

1 commentaire:

Unknown a dit…

Gênial.
Je desdends des proprietaires, et je peux te donner pas mal de secrets....